Udaipur est renommee pour son City Palace, le plus grand palais rajhpoute du Rajasthan, mais aussi pour son lac et ses abords, les lavandieres et le dedale de ruelles ou il est vraiment agreable de flaner. Avec le lac et les collines environnantes, les Indiens aiment comparer l endroit a la Suisse. Dans la vieille ville, tres peu de voitures et de rickshaws, on respire !
Bref cette halte de deux trois jours nous permet de nous reposer un peu apres le trajet Bundi-Chittorgarh-Udaipur, long et eprouvant.
Chittorgarh etait au centre d un royaume rajhpoute, assailli a trois reprises par les moghols, les guerriers rajhpoutes se sont battus jusqu au dernier, et plutot que de se rendre, les femmes se sont a trois reprises jetees dans des brasiers.
Les Indiens abordent frequemment la plupart des touristes. Ils soutiennent votre regard de facon intense. Generalement des hommes seuls, plutot des jeunes, ou bien des familles, ou des hommes en groupe. Jamais une femme seule. D ailleurs les femmes indiennes sont rarement seules, mais j en ai vu quand meme pas mal voyager seules.
Donc les Indiens qui m ont aborde posent invariablement les memes questions : comment t appelles tu ? d ou viens tu ? quel age as tu ? es tu marie ? ah, tu es celibataire, mais alors comment fais tu pour le sexe ? C est un leitmotiv chez eux, pour qui toute relation sexuelle est prohibee avant le mariage, et dont la societe cloisonne les hommes d un cote et les femmes de l autre.
En ce moment il y a un festival a Udaipur et hier soir nous avons pu profiter d une danse de quartier entre les jeunes du coin. Ils dansaient pieds nus en deux cercles concentriques, les garcons faisant face aux filles, et tous portant un baton de bambou dans chaque main avec lequel il frappaient en rythme selon une choregraphie digne de Kamel Ouali et vazy que j te pousse et on change de partenaire vers la gauche et tic et tac et tic et tac et un, deux !
En rentrant dans les ruelles etroites, une touriste anglaise a voulu jouer a la feria de Pampelune et a failli finir en poulet basquaise, embrochee par une vachette qui passait par la. D habitude les vaches sont super paisibles et bouffent n importe quoi dans les rues, mais visiblement la genisse aime pas les taches de rousseur. Coquine, va !