Un mois sans ecire. Tout fout le camp comme vous dites. Il faut dire qu on a pas chome Barbara et moi, en Argentine, pas plus qu avec Mauricio et Ivette ici en Uruguay. Et puis j ai voulu profiter au maximum des amis, si bien que le temps est passe bien vite.
Me voila donc rendu a Montevideo, capitale de l Uruguay d un million et demi d habitants dans ce petit triangle qui en compte a peine plus du double, coince entre deux geants, l Argentine et le Bresil.
Apres ma visite du Chili, j ai donc traverse en bus l imposante cordillere des Andes, pres de Mendoza, avec ses sommets a 6.000m et davanage, tout pres de l endroit ou s est crashe cet avion transportant l equipe de rugby uruguayenne en plein hiver dans les annees 70, et dont les survivants ont subsiste 72 jours en mangeant le corps des passagers decedes dans l accident. Ils n etaient que dans la precodillere, cote argentin, et pourtant ceux qui ont entrepris d aller chercher des secours ont traverse toute la chaine jusqu au Chili, vers l ouest, alors que le chemin aurait ete bien plus court vers l est.
A Mendoza, j ai retrouve une Barbara hagarde qui voyageait depuis plus de 50h, la pauvrette, et de la nous sommes partis faire une viree dans le nord ouest argentin et ses paysages andins, apres une escale dans la region de Cordoba, ville etudiante animee ou des centaines de jeunes envahissent le rues et les bars sur les coups de minuit.
Dans les rues d Alta Gracia, ville de la jeunesse du Che Guevara, seance photo surrealiste avec toutes ces maisons et voitures retros, tantot annees 50 tantot annees 80.
Plus au nord, autour de Salta, ville coloniale pittoresque, etape majeure dans la route commerciale vers la Bolivie, nous avons fait une viree de deux jours pour visiter des canyons et deserts de sel aux couleurs eclatantes, et des villages indiens vides de leur ame et parfois deprimants.
Nous avons enchaine les bus de nuit au confort et a la bouffe inegaux (cf photos) pour nous rendre a Puerto Iguazu, tout pres des chutes du meme nom.
Les chutes d Iguazu, ca se commente pas, ca se vit. C est juste de l eau qui coule, on se dit, mais des milliers de metres cubes a la seconde, sur une surface gigantesque, avec des cascades partout, ca calme. On ne se lasse pas de regarder.
De la, direction Buenos Aires, dont rien que le nom fait rever, pour les 5 derniers jours argentins. Pourtant les airs de la capitale de 12 millions de Portenos ne sont pas si bons que ca, loin s en faut, avec ces centaines de ¨micros¨, ces bus et ces camions qui la parcourent en permanence.
Nous, on attendait beaucoup de cette ville, et probablement beaucoup trop, ce qui fait qu on a ete plutot decus. Il aurait peut etre fallu qu un Porteno (habitant de BSAS) nous guide a travers cette ville gigantesque.
Sitot le depart de Barbara, j ai file en bateau dans l embouchure du Rio de la Plata pour rallier Montevideo, sur l autre rive, retrouver Mauricio et Ivette.
Mes hotes uruguayens m ont concocte un programme de visite du sud du pays, entre la capitale et son vieux centre ville colonial, et les villes de Colonia del Sacramento, dechiree entre les Espagnols et les Portugais par le passe, Colonia Valdense (colonie vaudoise, creee par les immigres suisses et dont Ivette est originaire), puis Punta del Este, station balneaire courrue dans toute l Amerique latine, et Cabo Polonio, accessible uniquement en quatre quatre et ou de ravissantes bicoques n ont ni eau ni electricite. En face, les loups de mer s ebatent sur une petite ile.
Beaucoup de similitudes entre les modes de vie argentin et uruguayen, avec une forte identite ancree autour d habitudes alimentaires caracteristiques, le mate, boisson nationale de part et d autre du Rio de la Plata, et bien sur la viande, indetronable et ils auraient bien tort de s en priver tant elle est goutue et peu chere ici. Et puis bien sur comment ne pas mentionner le tango, la danse, et surtout la musique et le chant qui semblent ravir toutes les generations.
Mauricio est l expert en asado, ce travers de cotes de boeuf coupes a la perpendiculaire et grille a la braise a feu doux pendant une heure.
Mais la viande ici ca n est pas uniquement l asado, et le boeuf se decline sous toutes ses formes, et meme les vegetariens s y mettent (je m emballe). En argentine, le bife de chorizo ou bife de lomo (un steack quoi) c est a se taper le cul parterre, et ici on trouve le chivito, qui est une sorte de hamburger avec un vrai steack dedans qui dechire sa race bovine, et d ailleurs je comprends pas pourquoi Mac Do a pas encore mis la clef sous la porte !!!
Ivette quant a elle m initie a l art de boire le mate, cette decoction d herbe dont 50 pour cent de la population semble etre accro tant on croise des gens avec le thermos a la main et le bol a mate dans la rue.
Ca aspire tant que ca peut, a la plage, au bureau, a l arret de bus, les jeunes les vieux, va z y que j te suce le mate !!
Un thermos, de l herbe a mate, un bol, une paille en metal et le tour est joue.
La boisson est tres amere, mais elle te reveille ton pelerin en deux ou trois gorgees. Crevures et mollasses, vous serez prevenus ! |